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lundi, 19 janvier 2009

Lima Rimac sous Taulichusco

LimPalaisReleveMR.jpg

L'actuel palais présidentiel péruvien situé sur la "Plaza Mayor" de Lima Centre, fut avant cela palais où se succédèrent les vice-Rois, elle fut aussi maison de Francisco Pizarro où ce dernier fut attaqué et tué comme son demi-frère utérin Martin de Alcantara et son page qui essayèrent de le défendre contre les spadassins vengeurs de Diego de Almagro exécuté par un autre demi frère paternel cette fois Hernando Pizarro.

Mais, avant que les Espagnols n'occupent ce bâtiment, qui donc en était le propriétaire ?
Ce bâtiment était déjà maison de chef, le dernier non européen à l'occuper avant les conquistadores, fut le Curaca Taulichusco, sur un espace relativement petit de la culture Ishmay qui se développait sur Lima et dont la capitale à l'époque était probablement le site de Pachacamac. Ce dernier était déjà sous domination des Incas lorsqu'arrivèrent les Espagnols. Maria Rostworowski de Diez Canseco suggère qu'il dépendait d'une épouse secondaire du Sapa inka Wayna Capac, la princesse Mama Vilo ou Mama Vilu.PizarroFondeLimacol.JPG

Le nom Lima de la ville actuelle scellé par les Espagnols lors de la fondation qu'ils en refirent le 18 janvier 1535, provient du fleuve "Rimac" qui peut se traduire par celui qui "parle ou qui chante", sa prononciation fut modifiée en deux fois d'abord le "R" se transforma en "L" puis le "c" final tomba.

LimaPlzMayor1680.JPGPendant des années, la statue équestre de Pizarro observa les passants avec une morgue guerrière d'un coin externe de la place (devenue depuis le coin de la petite place du drapeau péruvien), il a été mis au vert dans l'espace du parc de la muraille (où se trouvent encore des vestiges des remparts espagnols de la Ville). Tandis que son squelette fut conservé en deux caisses retrouvées dans un dépôt de la cathédrale donnant elle aussi sur la Plaza Mayor. L'une enfermant sa tête avec une mention relative au Marquis de Nouvelle castille Francisco Pizarro et une autre un peu plus grande avec un squelette étêté de vieux soldat, entaillés de coups d'épées témoin d'une vie et d'une mort ou la violence eu une part importante.

Si la place fut place de marché, exposition de produits maraîchers et autres produits alimentaires, d'animaux, d'objets, elle fut aussi un endroit où l'on aimait aussi à se promener pour se montrer dans de beaux atours, passer en calèche, chaise à porteurs, à cheval ou dos d'âne, elle fut aussi place de présentation d'autodafés ordonnés par la "Sainte inquisition" dont bûchers.